Le Réservoir de Veirières

Il s’agit d’un lac de moyenne montagne (altitude : 1128m) situé dans le Cantal en Auvergne. Aujourd’hui réservoir entièrement dédié à la pêche à la mouche, sa création, relativement récente, remonte aux années 1970.

Une digue de plus de 5 mètres de haut a été dressée en fond. Le trop plein est évacué par un moine relayé par deux déversoirs. Le moine permet de réguler les niveaux d’eau du lac. Le ruisseau principal reprend ensuite un cours divaguant en fond de vallée et traverse des prairies pâturées.

Ces différents critères hydrauliques et l’usage piscicole associé cadrent avec la définition d’un étang. toutefois, sa superficie et son caractère naturel poussent à le considérer communément comme un lac.

Il est alimenté par l’eau de pluie, la fonte des neiges au printemps, l’eau de ruissellement liée aux multiples sources. Ces eaux sont concentrées sous forme de petits ruisseaux anastomosés, de ruissellements plus ou moins diffus en surface ou en sub-surface. Le Lac se trouve en tête d’un bassin versant de petite taille et clairement individualisé dans le paysage. D’une manière générale, sa forme est arrondie et ses pentes sont fortes. Il correspond à une vallée encaissée.

Sur les pentes du bassin versant, les modes d’occupation du sol sont peu diversifiés: essentiellement des prairies pâturées par des bovins et quelques boisements.

Vache Salers en train de ruminer

Au nord, l’accès au lac est possible pour les bovins qui pâturent et s’abreuvent au bord du lac. A cet endroit, les berges sont érodées et ponctuées de bourbiers. Le contact est direct ou quasi-direct entre les prairies et le plan d’eau. La dissymétrie paysagère de ce site, liée à des critères topographiques, climatologiques et gestionnels est particulièrement marquée.

Belle vue du lac sous le soleil en étéLac gelé sous un épais manteau de neige

Sur le lac, les analyses physico-chimiques montrent qu’il s’agit d’un plan d’eau peu, voire pas du tout perturbé (tous les paramètres ressortent de la classe bleue du SEQ-eau). La macro-faune benthique ne présente pas d’abondance d’espèces polluo-tolérantes. Les prêles, sur la rive sud notamment, jouent de surcroit un important rôle épurateur.

L’ichtyofaune est cohérente, en masse, et ne recèle qu’une seule espèce qui ne relève pas d’un classement en première catégorie piscicole (probablement introduite par les pêcheurs au vif avant la création du reservoir de peche à la mouche).

La Tourbière, un site préservé

Les commentaires sont fermés